Ce blog a déménagé une seconde fois, et nous voici ici, sur une plateforme certes mais un poil plus stable (nous étions sur Yagg dans l’épisode précédent mais la fermeture du site LGBT m’a obligé à accélérer le déménagement que j’avais déjà envisagé). J’ai choisi de préserver les archives et de tout transférer article par article en respectant même les dates de publication initiales. Tout est donc ici, et je me suis aperçu au passage que je n’avais pas écrit depuis mai. C’est que tout va bien, vous allez me dire. Rien n’est moins vrai, mais disons que les soucis que j’ai pu rencontrer étaient relativement indépendants de ma transidentité et de ma transition, même si bien entendu il y a toujours un impact.

Ftm sociabilisé cherche guide d’adaptation à la société

Neuroatypique, bonjour

A force de faire le point sur mes problèmes, j’ai fini par entreprendre des démarches. Je suis en train de me faire diagnostiquer au centre ressource autisme, pensant clairement être sur le spectre autistique. Je trouve le protocole assez curieux pour ne pas dire non adapté à un adulte à l’âge « avancé » car les stratégies d’adaptation au monde que j’ai pu mettre en place sont très élaborées et je pense que les tests que j’ai pratiqués ne vont pas réellement mesurer cet aspect – ça laisse sur le carreau un paquet de gens ayant des soucis profonds mais pas les « symptômes » bien visibles (ce n’est pas une maladie, et c’est plus courant qu’on pourrait le croire). La fatigue inhérente, elle, est incommensurable, et j’en suis arrivé à un point où je me balade avec un casque ou des boules quies pour ne pas avoir à subir l’angoisse liée à une conversation de type small talk, ou celle générée par l’écoute d’une conversation du même type. La fréquentation intense des transports en commun de ces derniers mois n’a pas aidé. J’ai retrouvé ma voiture avec un bonheur sans pareil xD Bref, on verra quel sera le verdict et les solutions proposées à mes problèmes concrets.

Je suis propulsé à nouveau comme ado

J’ai repris mes études et cela me place dans une situation paradoxale : je me sens professionnel de l’information (ce que je suis concrètement), vieux et aguerri, et dans le même temps très jeune et apprenant. J’avoue que si la partie apprentissage est juste tout ce que j’aime faire dans la vie, la posture sociale que cela me fait adopter me déplaît fortement. D’autant plus que, la transition avançant, j’ai l’air d’avoir 20 ans, ce qui me donne une crédibilité limitée. Je ne suis pas là de remettre du vernis et autres, je me sens obligé de surjouer le « vieux ».

De la même manière, « passer » correctement ne me plaît qu’à moitié. Je n’ai pas particulièrement fait de coming out à la fac, mais je commence à réfléchir également à le balancer comme un « passe-moi le sel » dans des conversations, détestant toujours la position du « mec » dans cette micro-société. J’ai relu pour le déplacer mon dernier post sur ce blog, et je suis définitivement dans cet état d’esprit. Non seulement je n’ai aucun problème avec le fait d’être trans, mais j’ai développé une confiance en moi qui passe par là aussi. Loin d’avoir honte de mon corps, des faits, j’en suis fier, ça me définit vraiment, comme l’être queer que j’ai toujours été. Non pas que j’ai un besoin d’être en marge, mais parce que je suis en marge, comme plein de monde finalement, mais avec mes définitions. Weirdos de tous les pays, regroupons-nous. Y’en avait un bon aperçu au concert de Garbage à la Salle Pleyel samedi dernier.

Mes envies changent

Qui dit confiance en moi dit ambition et projets. Je me retrouve à essayer de trouver une place à l’oral, alors que ça a toujours été compliqué et que ça l’est toujours. Je veux dire, j’hyperventile chaque fois que je dois parler à Mr Perfect (à qui on n’a pas donné ce surnom par hasard). Non pas que j’aie développé particulièrement de gêne à son égard, mais parce que je me sens tout petit. C’est une bonne chose car ça me pousse à me surpasser, mais ça complique le développement de mes capacités d’expression.

Je me suis bien calmé vis à vis de celle que j’aimais. Je l’aime différemment, et vu que ce n’était pas réciproque de cette manière ce n’est pas plus mal. J’ai jeté mon dévolu sur quelqu’un avec qui je ne tenterai rien du tout, pour un paquet de raisons. Ca ne m’empêche pas de regarder les gens, de réfléchir, d’imaginer des choses, de fantasmer un peu, même si, asexualité de base oblige (demi-grey, disons), ça n’ira probablement pas bien loin, sauf si je tente quelques expérimentations.

Côté transition

Je n’ai rien foutu côté changement d’état civil (CEC). Je suis engagé côté associatif, mais je n’ai vraiment pas avancé pour mes papiers. Avec ma famille, ce n’est pas vraiment mieux, mais j’ai l’appui d’une cousine éloignée qu’on avait perdue de vue.

Sur le plan médical, c’est à peu près stable et ça m’a permis de réfléchir à ce que j’avais envie pour mon corps. J’ai perdu beaucoup de poids et ça reste correct. Je prévois finalement de la chirurgie génitale, contrairement à ce que j’aurais dit il y a encore quelques mois. Pas question de toucher à mon vagin, ça reste fixe, pour cause de je m’en sers et j’aime ça. Par contre, je me dis qu’une petite release serait fort bien. Je peux vous expliquer car si vous lisez ce blog, en principe vous ne me connaissez pas (bon, ceux que je connais, ben tant pis vous penserez à ma bite 5 minutes xD). C’est une sous-catégorie de la métoidioplastie qui consiste à ne faire que « dégager » le dicklit. Je prends l’option dégager le gras du haut, et je vais voir si y’a moyen de créer des testicules, juste pour la beauté du truc parce que j’aime le visuel. Encore une fois sans toucher au vagin, car çaylavie. Evidemment j’ai un chirurgien en tête, et en public les enfants, oui oui oui. Et sans équipe. Je lancerai un topic sur le nouveau forum en passe d’être lancé pour plus de détails.

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